Affichage des articles dont le libellé est Conférence. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Conférence. Afficher tous les articles
jeudi 6 octobre 2016
Conférence de Rome sur la responsabilité sociale des entreprises
La notion de responsabilité sociale des entreprises tire son origine dans la philanthropie entrepreneuriale
développée au 19ème siècle, mais elle a été particulièrement mise en avant au lendemain de la seconde guerre
mondiale. La responsabilité sociale des entreprises (RSE) traduit la façon « dont les entreprises prennent en
considération les effets de leurs activités sur la société et affirment leurs principes et leurs valeurs tant dans
l’application de leur méthodes et procédés internes que dans leurs relations avec d’autres acteurs. La RSE est
une initiative volontaire dont les entreprises sont le moteur et se rapporte à des activités dont on considère
qu’elles vont plus loin que le simple respect de la loi » (Conseil d’administration de l’OIT, 2006).
Les programmes mis enoeuvre dans le secteur de la RSE peuvent se traduire par diverses activités et domaines, à
l’image des dons et du soutien accordés aux organisations externes, la comptabilité sociale, l’évaluation de
l’impact social et environnemental, la gestion interne des ressources humaines et la gestion des risques.
Existe-t-il un lien entre RSE et ESS ? Si oui, comment se manifeste-t-il ?
Jusqu’à présent, certaines entreprises à but lucratif tendaient recourir à la RSE pour redistribuer une partie de
leur excédent à des fins sociales et environnementales ; améliorer leur image publique ; compenser ou
atténuer certains des effets négatifs générés par leurs activités ; ou améliorer le bien-être, la motivation et la
productivité de leurs employés. Tant que cette pratique ne modifie pas profondément le fonctionnement et la
finalité d’une organisation, elle ne transforme par cette dernière en OESS. On peut toutefois établir le lien entre
RSE et ESS de diverses manières, comme lorsqu’une entreprise promeut l’ESS en soutenant des OESS ou
lorsqu’une initiative de RSE crée une fondation d’utilité publique gérée de façon participative comme
instrument de redistribution. Les partenariats entre OESS et entreprises commerciales privées sont plus
courants dans le secteur du commerce équitable (partenariats conjoints dans le cadre des marchés publics et
de la labellisation au titre du commerce équitable, en rapport avec les pratiques de commercialisation)
(Huybrechts, Mertens & Xhaufflair).
Le lien peut également être établi dans l’autre sens. Certaines OESS, les plus anciennes et les plus établies
surtout (dans le domaine de la finance et de l’assurance), peuvent élaborer des politiques de RSE dépassant
leur finalité première et destinées à améliorer ou compléter leurs opérations internes à l’égard de leur
personnel ou de leurs membres. C’est dans cet esprit que le Groupe Mondragon avait créé la Fondation
Mukundide en 1999, afin de promouvoir des initiatives de production au niveau communautaire et coopératif
en faveur du développement durable dans les pays en développement. A lire sur Séminaire Italie.
vendredi 2 octobre 2015
La croissance n'est pas une denrée de luxe
Cette semaine, j'aimerais revenir sur un propos que j'ai entendu il y a quelques jours, lors d'un séminaire à Marrakech. Au cours d'une soirée, un intervenant a remis en cause l'idée selon laquelle les pays occidentaux ont besoin de croissance économique. Une idée d'autant plus inquiétante que je l'entends plus souvent qu'à mon tour. Les pays développés ont apparemment des difficultés à justifier leur besoin de croissance économique, bien qu'il soit pourtant réel. La volonté de l'Europe de continuer sa croissance économique est vue par certains comme une perversité, mais c'est une condition sine qua none du développement : les pays riches ont toujours besoin de croissance pour pouvoir continuer à progresser en tant que société. Le choix du progrès social n’est pas moins indispensable pour un pays riche que pour un pays sous-développé. Sans croissance, la répartition de la prospérité reste la même. La progression de l’un est alors forcément réalisée au désavantage de la richesse de l’autre. La lutte contre la pauvreté génère par exemple une réduction des dépenses dans le nettoyage des rues ; la hausse de la protection sociale doit soudain être financée et ponctionnée sur le budget de la culture ; la construction d'un nouveau stade se traduit par une montée des impôts. Comme on le voit dans ces exemples, une société privée de croissance est une société où des citoyens individuels, des investisseurs et des groupes de population sont montés de fait les uns contre les autres. Alors que lorsque la richesse d’un pays croît, elle est bien évidemment plus facile à partager. La classe moyenne sera en effet davantage disposée à partager ses richesses si elle sait qu'elle continuera elle-même à progresser. Dans le cas contraire, une société stagnante sera non seulement plus fermée, mais contestera probablement en fin de compte (si le manque de croissance persiste) l’idée de la redistribution et deviendra de la sorte un peu moins démocratique. Les sociétés dont l'économie est en croissance sont à l'inverse plus clémentes et tendent plus vers la démocratie et la justice. Lors de ce séminaire à Marrakech, la plupart des français prenant part à la discussion n'avait pas conscience de ce besoin vital de croissance. Et ça, à mon sens, c'est assez alarmant pour l'avenir. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous renvoie vers le site de l’agence incentive à Marrakech, organisatrice de l’événement.
Inscription à :
Articles (Atom)
