vendredi 26 septembre 2014

Massacre de dauphins en Algérie

Voilà un massacre dont on ne parle pas et qui pourtant se déroule près de nos côtes, c’est le massacre de dauphins. Et cela se passe en Algérie. En effet, Le comité de pêche Algérien a recensé pas moins de 30 dauphins tués après avoir été capturés par des pécheurs utilisant des filets dérivants au niveau de Skikda, Jijel et Beni Saf (Ain Témouchent), a-t-il affirmé, lors d’une conférence de presse tenue ce dimanche au siège de l’Ugcaa à Alger. Mais ce chiffre ne représente que la partie visible de l’iceberg : « Le nombre de dauphins tués et non déclarés est de loin plus important ». L’Algérie est l’un des rares pays où l’on continue à utiliser les filets dérivant. Pourtant notre pays est signataire des conventions internationales qui prohibent l’utilisation de ces filets », a-t-il relevé. Le filet dérivant est une technique de pêche qui capture les espèces non ciblées par les pêcheurs dont les dauphins et autres mammifères marins et qui menacent les ressources halieutiques. « Les lois régissant le métier de la pêche existent mais elles ne sont pas appliquées » a signalé Hocine Bellout. Il a cité à titre d’exemple, la pêche des sardines dont la taille est inférieure à 11 centimètres, interdite par la loi mais qui n’empêche pas la vente de sardines de 5 centimètres sur les marchés de poissons. Il faut dire que le dauphin est devenu un poisson que l’on mange en Algérie. «L'état du secteur de la pêche en Algérie reflète le mauvais état de santé de nos côtes», a-t-elle souligné tout en insistant sur «la mobilisation et l'éducation des citoyens afin de préserver les côtes contre la pollution...Toutes sortes de rejets sont déversées en mer conduisant à la raréfaction du poisson», a-t-elle ajouté. L'inamovible président du comité national des marins-pêcheurs affilié à l'Ugcaa, Hocine Bellout, a de son côté, mis en exergue la formation des pêcheurs et l'état archaïque de la flottille de la pêche nationale. Certains bateaux de pêche datent d'avant l'indépendance. Les chiffres livrés lors de cette rencontre ont montré que la consommation de poisson demeure tributaire des importations qui atteignent jusqu'à 400.000 tonnes. L'Algérie ne parvenant à pêcher que quelque 70.000 tonnes. «Les 56.000 professionnels du secteur risquent de se retrouver sans emploi et ne plus pouvoir exercer leur métier à cause de la rareté du poisson sur les côtes algériennes à cause de la pollution en Méditerranée», a prévenu Hocine Belhout. Source : nager avec les dauphins.

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